1894-2025+

Histoire des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph aux États-Unis

Les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph se sont aventurées aux États-Unis pour répondre à la demande d'évêques sensibles aux besoins de soins hospitaliers pour leur population vulnérable. Les Hospitalières viennent de Montréal, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario. Elles implantent plusieurs hôpitaux et voient à la formation des infirmières. L'histoire débute en 1894 à Winooski, au Vermont.

Il n’y a plus de communautés de Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph aux États-Unis d'Amérique.

VERMONT

WINOOSKI

Fanny Allen Hospital, 1894‑2020

Portrait de sœur Frances Margaret Allen, première hospitalière de Saint-Joseph aux États-Unis. Tableau réalisé par Madeleine Delfosse, huile sur toile, 1944. Service des archives de l'Administration générale des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph.

À la demande de Mgr John Michaud, cinq Hospitalières de St-Joseph de Montréal, avec mère Bonneau, comme  première supérieure, arrivent à Winooski le 24 mai 1894 pour s’occuper des malades, des pauvres et des personnes les plus vulnérables du Vermont. Elles transforment l’ancien Hôtel Dunbar en un Hôpital qu’elles nomment Fanny Allen, en l’honneur de la première sœur américaine de la Congrégation.

Portrait de sœur Frances Margaret Allen, première hospitalière de Saint-Joseph aux États-Unis. Tableau réalisé par Madeleine Delfosse, huile sur toile, 1944. Service des archives de l'Administration générale des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph.
Hôpital Fanny Allen de Winooski, Vermont, 1962. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

Un nouvel hôpital est construit en 1968, avec des agrandissements ultérieurs et des services cliniques. En 1995, l’Hôpital Fanny Allen fusionne avec l’University Health Center, le Centre médical du Vermont sous l’égide de l’Université du Vermont, tout en conservant son héritage et sa présence catholique. En 1996, les Religieuses Hospitalières de St-Joseph et le Covenant Health Systems deviennent partenaires de l’hôpital. En 2008, les Religieuses Hospitalières transfèrent leurs responsabilités de partenariat au Covenant Health System.

Hôpital Fanny Allen de Winooski, Vermont, 1962. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.
Hôpital Fanny Allen de Winooski, Vermont, 1970. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

Grâce à la création de la fondation de la Corporation de Fanny Allen en 1996, la mission des sœurs s’étend aux malades et aux pauvres afin d’améliorer la qualité de vie des plus défavorisés.

En 2004, les sœurs quittent le couvent et s’installent à la résidence Notre-Dame de la Providence, un établissement de soins résidentiels intercommunautaire à Winooski, dans le Vermont. La dernière sœur hospitalière à vivre dans le Vermont, sœur Irène Duchesneau, décède en décembre 2020.

Hôpital Fanny Allen de Winooski, Vermont, 1970. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.
Portrait de sœur Frances Margaret Allen, première hospitalière de Saint-Joseph aux États-Unis. Tableau réalisé par Madeleine Delfosse, huile sur toile, 1944. Service des archives de l'Administration générale des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph.
Hôpital Fanny Allen de Winooski, Vermont, 1962. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.
Hôpital Fanny Allen de Winooski, Vermont, 1970. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

BURLINGTON

Hôpital Bishop DeGoesbriand, 1925‑1967

L’évêque Joseph Rice souhaite la présence d’un hôpital catholique à Burlington. Il négocie avec les Religieuses Hospitalières de l’Hôpital Fanny Allen pour qu’elles gèrent  un nouvel hôpital et en assurent le personnel. Les sœurs acceptent et nomment le nouvel hôpital Bishop DeGoesbriand, en l’honneur du premier évêque du Vermont.

Hôpital Bisphop DeGoesbriand, Burlington, Vermont. Source: Service des archives de l'Administration générale des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph.

En 1922, une campagne de collecte de fonds a été lancée dans tout le Vermont pour ce nouvel hôpital. Au cours de l’été 1925, l’hôpital est prêt pour occupation. Sœur Monahan, supérieure, et sept sœurs de la communauté de l’Hôpital Fanny Allen sont affectées à ce nouvel hôpital situé face au campus de l’Université du Vermont. Les sœurs vivent au quatrième étage de l’hôpital jusqu’à ce qu’elles déménagent dans une résidence située à quelques rues de là. Après de nombreux agrandissements, dont le Centre de réhabilitation du Vermont, l’Hôpital DeGoesbriand devient l’un des principaux hôpitaux d’enseignement de la Faculté de médecine de l’Université du Vermont.

En 1953, les écoles d’infirmières de l’Hôpital Fanny Allen et de l’Hôpital DeGoesbriand se fusionnent pour devenir l’École d’infirmières Jeanne Mance de Burlington, établissant ainsi un programme de formation en soins infirmiers plus élaboré dirigé par les Hospitalières de Saint-Joseph. En 1965, les étudiantes reçoivent leur formation de base en arts et sciences au Collège St. Michael’s de Winooski, Vermont.

En 1967, après deux ans d’études approfondies, l’Hôpital DeGoesbriand et l’Hôpital Mary Fletcher se  fusionnent pour devenir le le Centre médical hospitalier de l’Université du Vermont avec un total de 585 lits.

Quelques sœurs continuent de servir dans l’établissement fusionné, tandis que d’autres sont nommées à l’Hôpital Fanny Allen et dans d’autres établissements de formation en soins infirmiers.

Il s’ensuit une évolution de la formation en soins infirmiers qui aboutit à la transition des programmes de soins infirmiers hospitaliers vers l’université. Le 6 juin 1971, trente-neuf femmes, de la 18e et dernière promotion de l’École d’infirmières Jeanne Mance reçoivent leur diplôme. Au total, 613 infirmières professionnelles ont été diplômées de l’École Jeanne Mance depuis l’inscription de la première promotion en septembre 1953.

À partir de mai 1971, la communauté porte le nom de Couvent Sainte-Famille. En raison du nombre de plus en plus restreint de sœurs, la communauté est fermée le 1er septembre 1994.

Source : Archives de l’Hôpital Mgr DeGoesbriand

Foyer Saint-Joseph – Résidence pour Aînés, 1943‑1962

En août 1943, Mgr Matthew Brady, évêque de Burlington, demande à la communauté de Fanny Allen d’accepter la gestion du Foyer Saint-Joseph, institution sous la direction de Vermont Catholic Charities, Inc. Cinq religieuses hospitalières sont affectées à cette mission, avec sœur Loiselle comme supérieure. Des rénovations importantes sont effectuées pour répondre à la demande croissante de soins pour les personnes âgées. En 1962, cette mission est transférée aux Filles de la Charité du Sacré-Cœur en raison de la nécessité croissante pour les sœurs de retourner à l’hôpital Fanny Allen.

ILLINOIS

CHICAGO

Hôpital St. Bernard, 1905‑2015

Les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph présentes à la célébration du 100e anniversaire de St. Bernard, 2005. Source : Archives RHSJ, Région de Saint-Joseph.

Au cours de l’été 1903, le père Bernard Murray, curé de la paroisse Saint-Bernard dans la région d’Englewood à Chicago, avec la permission de l’archevêque James Edward Quigley, invite les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph de Kingston, en Ontario, à ouvrir un hôpital dans sa paroisse. L’archevêque de Kingston, Monseigneur Charles Gauthier, donne son accord pour que sept sœurs ouvrent cet hôpital. Les sœurs Anne Hopkins, Marie du Sacré-Cœur (Catherine Leahy), Elizabeth Norris, Gertrude Leahy, Helen Jarrell, Mary Anne Blaney et Sarah Farrell quittent Kingston le 21 novembre 1903. Des fonds sont recueillis et, après des revers, notamment un incendie qui détruit le couvent des sœurs, l’Hôpital St. Bernard ouvre ses portes le 21 novembre 1905.

Hôpital St. Bernard, Chicago, Illinois, 1909. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

En 1906, l’École d’infirmières St. Bernard est créée et la première promotion reçoit des diplômes en 1909. L’école, qui s’affilie à l’Université Loyola en 1913, a décerné des  diplômes à plus de 1 500 infirmières dans 66 classes, jusqu’à sa fermeture en 1975.

Au fil des ans, l’hôpital continue de se développer afin de répondre aux besoins toujours croissants. D’importants travaux d’agrandissement et de rénovation sont entrepris presque tous les dix ans depuis 1961, avec la construction de nouvelles ailes, d’unités, de départements, ainsi que la rénovation et la modernisation des zones existantes.

Hôpital St. Bernard, Chicago, Illinois, 1976. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

Au cours des années, l’Hôpital St. Bernard est touché par les changements économiques et démographiques de son quartier. Les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph restent engagées au service de la communauté, vivant leur mission de soins compatissants aux plus démunis; l’hôpital continue de se développer pour répondre aux besoins changeants de la communauté.

Sœur Janet Wahleithner, rhsj, (première à gauche) et sœur Elizabeth Van Straten, rhsj, (3e à droite). Lancement de l’unité mobile de santé pédiatrique, le 18 novembre, 2003. Source : Archives des RHSJ, Région Saint-Joseph.

Le développement Bernard Place

Voyant le délabrement des maisons du quartier d’Englewood et de nombreux terrains vagues entourant l’Hôpital St. Bernard, le directeur général de l’hôpital envisage la construction de maisons unifamiliales abordables dans le quartier. La Corporation St. Bernard du Développement de logements St. Bernard (Housing Development) est créée en 1999 puis, en partenariat avec des agences civiles et privées, plus de 100 maisons unifamiliales sont construites dans un lotissement connu sous le nom de Bernard Place.

L’Hôpital St. Bernard continue de répondre aux besoins de sa communauté. Outre les installations médicales modernes de l’hôpital, St. Bernard fournit également des soins médicaux à la communauté par l’intermédiaire de son unité mobile de santé pédiatrique, créée en 2007. Cette unité mobile assure la vaccination des nourrissons, les soins dentaires pour les enfants et propose des mammographies gratuites aux femmes qui n’ont pas d’assurance médicale. Elle est parrainée par Santé Catholique Internationale.

Après plus de 30 ans de service à la communauté, sœur Elizabeth Van Straten, la dernière sœur hospitalière de St-Joseph travaillant à l’hôpital, prend sa retraite en tant que directrice générale de l’Hôpital St. Bernard à la fin de l’année 2012. Elle reste au couvent St. Bernard pendant plusieurs années, continuant de s’impliquer dans diverses activités bénévoles jusqu’en 2015, date à laquelle elle déménage dans une résidence privée de l’Indiana.

PALOS PARK

Hôpital St. George, Chicago, Illinois, 1942. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

Hôpital St. George, 1939-1972

En 1938, en raison de la surpopulation de l’Hôpital St. Bernard de Chicago, les Religieuses Hospitalières de St-Joseph achètent un hôpital dans le quartier d’Auburn Park, qu’elles rebaptisent Hôpital St. George. L’hôpital ouvre ses portes en 1939 et est agrandi en 1952. D’autres travaux d’agrandissement sont nécessaires, mais les installations ne sont pas en mesure de répondre aux normes d’accréditation de l’époque. La décision est alors prise de construire un nouvel établissement à l’extérieur de la ville.

En 1965, les sœurs de la communauté de l’Hôpital St. George acquièrent 20,8 acres de terrain à Palos Heights, une banlieue de Chicago, appartenant aux Hospitalières de St. Bernard. Ce terrain avait été acheté par les Hospitalières en 1920 et abritait auparavant Mount St. Joseph, le noviciat des sœurs et une ferme qui fournissait de la nourriture aux hôpitaux.

Hôpital Palos Park, Chicago, Illinois, 1972. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

Hôpital Palos Park, 1970-2021
La construction du nouvel établissement à Palos Heights commence en 1970 et le nouvel hôpital à vocation interconfessionnelle qui est géré par la St. George Corporation, ouvre ses portes en 1972. L’Hôpital St. George ferme à cette époque. L’hôpital communautaire de Palos se développe rapidement, avec des agrandissements entrepris à partir de 1975 et des installations supplémentaires ajoutées entre 1979 et 1981.

Sœurs Anna Doyle, rhsj, et Margaret Wright, rhsj, Palos Park. Jubilé 2009. Source: Archives RHSJ, Région de Saint-Joseph.

La société élargit ses services de soins de santé en développant une clinique externe à Orland Park en 1985 et en créant une agence indépendante de soins de santé à domicile, Palos Home Health Care, en 1996.

Une expansion majeure est entreprise dans les années 2010 avec la construction d’une nouvelle aile, connue sous le nom de Hospitaller Pavilion ouvert en 2013 et la modernisation complète du bâtiment existant, connu sous le nom de St. George Pavilion achevé en 2017. En 2021, Palos Health, comme on l’appelait à l’époque, rejoint le système de Northwestern Medicine.

Les Religieuses Hospitalières de St-Joseph continuèrent de s’impliquer dans l’hôpital communautaire de Palos, en siégeant au conseil d’administration de la société et en travaillant à l’hôpital. Sœur Margaret Wright a été présidente du conseil d’administration et directrice générale de l’hôpital de 1978 jusqu’à sa retraite en 2013. Sœur Anna Doyle, la dernière sœur hospitalière à vivre à Palos, a été vice-présidente des soins infirmiers de 1986 à 2007, puis directrice des soins pastoraux de 2007 à 2014. Sœur Doyle est demeurée à Palos Heights après sa retraite jusqu’en octobre 2021, puis  elle a déménagé à Kingston, en Ontario, et s’est intégrée à la Communauté Saint-Joseph.

MONTANA

POLSON, MONTANA

Hôpital St. Joseph, 1916‑1983

En 1916, les Religieuses Hospitalières de Kingston, à l’invitation du père William O’Malley de Polson au Montana et de l’évêque Mgr John Carroll de Helena aussi au Montana, ouvrent un hôpital sur les rives du lac Flathead, dans l’ouest du Montana. Des sœurs sont nécessaires pour fournir des soins de santé aux membres de la nation des Indiens Pieds-Noirs et à d’autres membres de la communauté en plein essor.

Hôtel-Dieu de Polson, Montana, 1916. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

L’Hôpital St. Joseph est reconnu comme le premier hôpital américain à offrir des soins intégrés à des patients autochtones et non autochtones. Trois sœurs Leahy, soit les sœurs Saint-Joseph (Mary Agnes Leahy), Marie du Sacré-Cœur (Catherine Leahy) et Gertrude Leahy quittent l’Hôtel-Dieu de Kingston, en Ontario, et arrivent à Polson, le 20 septembre 1916 pour fonder cette mission. À leur arrivée, elles ne trouvent pas de bâtiment hospitalier qui les attende. Elles entreprennent de transformer une pension de famille en un établissement médical pouvant accueillir six patients. En 1918-1919, la capacité du bâtiment passe à 11 patients et est continuellement sollicitée au plus fort de l’épidémie de grippe.

Hôtel-Dieu de Polson, Montana, 1930. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

Nouveau projet de construction

En 1921, les sœurs acquièrent une propriété supplémentaire et le bâtiment existant est rénové et sert d’hôpital jusqu’en 1931, date à laquelle un nouveau bâtiment est construit pour satisfaire à la croissance de la communauté civique de Polson. Au début des années 1950, le bâtiment de 1932 s’avère inadéquat et des discussions sont entamées concernant le financement d’un autre projet de construction. La première pierre du nouveau bâtiment est posée le 8 juillet 1958 et l’hôpital, d’une capacité de 40 lits, ouvre ses portes en mars 1960.

En 1974, un administrateur laïc est nommé et les sœurs se retirent de la gestion active de l’hôpital. En mars de la même année, la communauté ferme et les cinq Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph quittent la ville. Cependant, elles continuent de siéger au conseil d’administration jusqu’au 13 mars 1984, date à laquelle l’hôpital est transféré aux Sœurs de la Présentation d’Aberdeen, dans le Dakota du Sud.

WISCONSIN

HARTFORD

Hôpital St. Joseph, 1926‑1971

En 1926, les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph de l’Hôpital Saint Bernard de Chicago sont sollicitées, au nom de la communauté de Hartford, pour prendre en charge l’Hôpital Général de Hartford qui a été fondé en 1916. Incapable d’affecter des sœurs à une telle entreprise, la communauté de Saint Bernard interpelle les Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Kingston, qui se montrent intéressées par cette mission. Elles achètent l’établissement de Hartford et le nomment Hôpital St. Joseph.

Hôpital St. Joseph, Hartford, Wisconsin, 1926. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

Le 30 avril 1926, mère Margaret Hazelton et sœur St. Oswald (Margaret Mary O’Keefe) arrivent de Kingston. Sœur Kathleen McCarten et sœur Monica DeMarsh les rejoignent le 11 mai 1926. En peu de temps, il devient évident que le bâtiment construit en 1920 ne répond pas aux besoins de la communauté grandissante de Hartford. Les sœurs se lancent donc dans une campagne de collecte de fonds pour financer la construction d’un nouvel établissement de 50 lits, qui est achevé en avril 1929. Le bâtiment de 1920 est ensuite utilisé comme couvent pour les sœurs.

Hôpital St. Joseph, Hartford, Wisconsin, 1940. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

En 1956, toujours en raison de la nécessité de moderniser et d’agrandir l’hôpital, une campagne publique de collecte de fonds est lancée pour amsser 350 000 dollars afin de financer la construction d’une annexe qui porterait la capacité de l’hôpital à 20 lits. Le premier coup de pelle est donné en 1958 et la nouvelle annexe ouvre ses portes en 1959.

À la fin des années 1960, la diminution du nombre des Religieuses Hospitalières de St-Joseph et le coût de fonctionnement et de modernisation de l’hôpital nécessitent un changement de gouvernance. À l’issue des négociations avec les autorités municipales, les conseillers juridiques et les conseils provincial et général des Hospitalières, la propriété de l’hôpital est rétrocédée à la communauté civile, par la vente de la propriété à l’Hôpital Hartford Memorial, une société à but non lucratif créée en 1970. Le transfert officiel a lieu le 20 juillet 1971, et l’établissement prend le nom d’Hôpital Hartford Memorial.

NEW LONDON

1929‑1995

Fondatrices de la communauté RHSJ de New London : Sœurs Bernadette Murdoch, Dwyer (Ellen Walsh) et Anne Hickey. Source: Archives RHSJ, Région de Saint-Joseph.

Fondation de l’Hôpital Communautaire de New London

Le 11 février 1929, trois Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, mère Bernadette Murdoch, sœur Dwyer (Ellen Walsh) et sœur Ann Hickey quittent Chatham, au Nouveau-Brunswick, pour établir une fondation à New London, dans le Wisconsin. Depuis plusieurs mois, un prêtre de New London, le père Otto Kolbe, correspondait au nom de la ville avec la supérieure de Chatham, mère Elizabeth O’Keeffe. Il insistait sur la nécessité d’avoir des religieuses pour prendre en charge le fonctionnement du petit hôpital de New London. Le 20 février 1929, les trois trois religieuses hospitalières arrivent à New London et, cinq jours plus tard, le conseil d’administration de l’hôpital transfert officiellement aux sœurs la propriété du petit hôpital de 13 lits et de tout son équipement.

Hôpital Communautaire de New London, Wisconsin, 1950. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

Hôpital Communautaire de New London, 1931‑1962

Avec l’aide de bienfaiteurs locaux, les sœurs se mettent à la recherche d’un site approprié pour construire un hôpital et le trouvent près d’un peuplement d’arbres communément appelé « The Pines ». Elles l’achètent et entreprennent la construction d’un nouvel hôpital de 50 lits, qui ouvrira officiellement ses portes le 22 mars 1931. En 1952 et 1962, de nouvelles ailes sont ajoutées à l’hôpital.

Résidence St. Joseph

En 1967, les Religieuses Hospitalières de St-Joseph prennent la responsabilité de la maison de retraite Clara Nee et lui donnent le nom de Résidence St. Joseph.

Transfert de l’hôpital aux autorités civiles

Une sœur occupe le poste de supérieure et d’administratrice jusqu’au 27 juillet 1970. Ce poste est alors scindé en deux et un premier administrateur laïc est nommé à l’hôpital. En 1974, la communauté des sœurs hospitalières quitte l’hôpital pour vivre dans une résidence séparée. Devant la nécessité d’entreprendre d’importants travaux de rénovation à l’hôpital, le Conseil général et le Conseil provincial de la Congrégation décident la même année de transférer la responsabilité de la propriété et de la gestion de l’hôpital au Conseil d’administration. En 1975, les Hospitalières transfèrent l’Hôpital Communautaire de New London aux autorités civiles.

Marian Heights, Trinity Terrace et Chatham Apartments du Washington Center, 1995‑2003

Les Hospitalières de New London continuent de travailler à l’hôpital et à faire partie du conseil d’administration de la Corporation jusqu’en 1995. Elles maintiennent leur présence à New London en continuant de gérer la Résidence St. Joseph et de siéger au Conseil d’administration. Ce site, géré par Santé Catholique Internationale, comprend aujourd’hui les appartements Marian Heights pour une vie indépendante, ouverts en 1988, et Trinity Terrace pour une vie assistée, ouverts en 1995. En 2003, les Chatham Apartments du Washington Center, installés dans une école secondaire entièrement rénovée, ouvrent leurs portes pour offrir des appartements avec aide à la vie autonome.

ANTIGO

1933‑2025+

Hôpital Langlade Memorial, 1942. Source: Archives RHSJ, Région St-Joseph

Quand des médecins et des hommes d’affaires d’Antigo, à quelques 75 miles au nord de New London, dans le Wisconsin, entendirent parler de la qualité des soins donnés aux résidents de New London, ils invitèrent les Hospitalières de Saint-Joseph de Chatham, au Nouveau-Brunswick, à venir administrer leur hôpital. Trois religieuses, les sœurs MacIntosh, Malvina Martin et Gladys Rideout, munies de la permission de Mgr Paul Rhode, évêque de Green Bay, se rendent à Antigo pour commencer leur apostolat à l’Hôpital Langlade County Memorial  en mars 1933.

Hôpital Langlade Memorial, après 1954. Source: Archives RHSJ, Région Saint-Joseph

Expansion de l’Hôpital Langlade Memorial

Afin de répondre aux besoins incessants de santé de la communauté et des régions avoisinantes, une nouvelle annexe de l’hôpital fut achevée en 1954. Des locaux supplémentaires furent ajoutés en 1978 pour inclure les départements de chirurgie, radiologie et les services ambulatoires. En février 1993, une nouvelle clinique médicale fut construite adjacente à l’hôpital.

Vue aérienne de l'Hôpital Langlade Memorial, 1990. Source: Archives RHSJ, Région Saint-Joseph.

En 2003, l’Hôpital Langlade Memorial compléta un projet de rénovation et d’expansion de 12,4 millions de dollars, le plus important jamais réalisé dans l’histoire de l’hôpital. Le projet comprenait la construction d’un édifice pour les bureaux de médecins de 30,000 pieds carrés, appelé Centre hospitalier ambulatoire St-Joseph, d’un centre pour la chirurgie, d’une passerelle et des rénovations pour plusieurs départements de l’hôpital.

En juin 2007, le terrain fut préparé pour la construction d’une clinique en oncologie sur le campus du Centre hospitalier ambulatoire St-Joseph. En juillet 2008, l’Hôpital Langlade Memorial a été renommé l’Hôpital Langlade à la suite de l’approbation par le Vatican de l’affiliation officielle avec le système de santé Aspirus à but non lucratif et dirigé par la communauté. L’Hôpital Aspirus Memorial est membre de Santé Catholique Internationale.

Mission élargie

En plus de soigner les malades, les Religieuses Hospitalières étendirent leur apostolat aux soins des mourants à l’hospice Le Royer, qui a ouvert ses portes en 1991 et qui faisait partie de l’hôpital. En 1993, les Hospitalières ouvrirent un établissement pour 40 femmes semi-autonomes et le nommèrent Pine Meadow. Le Centre de retraite Rosalia Gardens, un foyer de soins de 18 lits, a été ajouté en 1999.

De gauche à droite, Soeurs Adele Demulling et Jean Bricco, jubilé de profession religieuse, 2006. Source: Archives RHSJ St. Joseph Region.

Actuellement, Sœur Adele Demulling, qui a été nommée à Antigo en 1992, réside au couvent de l’Hôpital Langlade Memorial.

MAINE

Hôtel-Dieu de Van Buren, Maine, 1940. Source : Les Archives des Religieuses Hospitalières de St-Joseph du Nouveau-Brunswick.

VAN BUREN

Hôtel-Dieu St-Joseph, 1938‑1954

En 1938, les Sœurs Hospitalières de Saint-Basile font une première expérience de de fondation, en réponse à l’appel des gens de Van Buren, une petite ville américaine sur le fleuve St-Jean à environ 40 kilomètres de l’Hôtel-Dieu de Saint-Basile. Le 16 décembre, les premières pionnières, c’est-à-dire les sœurs Brissette (Nadeau), Maria Albert, Emma Plourde, Brigitte Légère et Beatrice Kearney ouvrent un petit hôpital de 30 lits à Van Buren, dans le Maine. Ces installations très modestes ne peuvent durer toujours et en juillet 1954, les Hospitalières de St-Joseph ferment définitivement le petit Hôtel-Dieu de Van Buren.

BIDDEFORD

Hôpital Notre-Dame, 1948‑1982

Le curé de Biddeford au Maine demande aux Hospitalières de St-Joseph de Montréal de venir fonder un hôpital pour la population catholique franco-américaine de sa paroisse. Le 17 septembre 1948, trois religieuses hospitalières partent pour Biddeford. Il s’agit des sœurs Juliette Barcelo, supérieure, Helena Massie, assistante, et de Marguerite Bilodeau, trésorière.

Site de l'Hôpital Notre Dame de Biddeford Photographe inconnu. - 1947. Source: Service des archives de l'Administration générale des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph.

Puisque la région compte déjà deux hôpitaux anglophones, il faut donc se contenter d’un petit hôpital francophone de 50 lits où toutes les communications écrites sont en anglais. La bénédiction de la pierre angulaire du future Hôpital de Notre-Dame de Biddeford a lieu le 13 août 1950. L’ouverture officielle aura lieu en 1951.

Compte tenu du contexte économique difficile de la région, cet hôpital catholique connaît de graves problèmes financiers. Il est vendu à la Webber Hospital Association en mai 1969 et devient par la suite un centre de réadaptation. Tandis que quelques sœurs continuent de travailler à divers titres dans les établissements de santé existants, d’autres choisissent de s’engager auprès des pauvres de la région de Saco, dans le Maine.

SACO

Banque alimentaire et autres œuvres, 1982‑1999

En 1982, l’Hôpital Webber de Biddeford vend son établissement de soins de santé à une entreprise privée. Les sœurs décident lors de s’installer à Saco. En collaboration avec les paroisses voisines, elles organisent une sacristie et une banque alimentaire pour les pauvres dans le sous-sol du couvent, où il est également possible de recevoir et distribuer des meubles et des articles ménagers. En collaboration avec les laïcs, les sœurs organisent un service de repas chauds. Les Hospitalières sont demeurées actives dans ce ministère jusqu’à leur départ en 1999.