Vie sociale et mondaine au Grand Ruigné
Au manoir de Ruigné, la vie sociale est très développée. Dans ce contexte, la jeune Marie profite de sa liberté et se laisse prendre par les mondanités; elle perd le goût des choses de Dieu.
Toutefois, malgré ses succès mondains, elle ressent solitude et vide… Elle s’en ouvre au curé de Saint-Quentin qui lui donne deux enseignements : Seul Dieu compte et les prétentions mondaines n’ont qu’un temps.
Une femme saisie par Dieu
Le 22 juillet 1607, elle a alors 18 ans, Marie de la Ferre vit une expérience spirituelle très forte au cours d’une Eucharistie. Le Seigneur se rend présent à elle avec force et puissance. À compter de ce jour, Marie entre dans une vie d’intense recherche de Dieu. Elle quitte ses habits luxueux, ses bijoux et renonce à ses parfums. Un accompagnement spirituel régulier l’aide à faire preuve de ténacité face aux résistances de l’entourage qui n’accepte pas son changement de vie.
Une femme libre pour aimer et pour servir
Marie de La Ferre, en toute liberté, va être au service de ses proches, mais aussi de la paroisse et des pauvres du quartier de Sainte-Colombe à La Flèche.
Elle n’avait pas seulement soin de leur corps, mais aussi de leur âme. En ville, elle est appelée la «sainte demoiselle». Dans sa famille, c’est «la sainte tante».
À la mort de sa tante elle devient libre de disposer d’elle-même. Elle va vivre chez une pauvre femme, puis à la demande de sa cousine madame Bidault, elle vivra dans cette famille pendant huit ans poursuivant l’approfondissement de sa vie spirituelle et apostolique.